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Biodynamique Breathwork Thérapie (BBT)
Le souffle comme vecteur d’exploration de l’inconscient et d’intégration biodynamique

Formations ostéopathes

Le souffle est l’un des rares processus physiologiques à la fois autonome et volontaire. Il traverse toutes les couches du système nerveux, de l’archaïque au cortical. Le BBT exploite cette propriété unique pour accéder aux mémoires préverbales, périnatales et somatiques que ni le langage ni le travail manuel seul ne peuvent atteindre.

 

 01. Origine et position dans le corpus biodynamique  

Le BBT — Biodynamique Breathwork Thérapie — est une méthode originale créée par Pascal Anselin D.O., développée à partir de l’intégration de plusieurs corpus : l’ostéopathie biodynamique (filiation Jealous), le travail sur le non-résolu (TNR), la respiration holotropique de Stanislav Grof, et l’observation clinique de plus de vingt ans sur l’usage thérapeutique du souffle.

Le BBT n’est pas une technique respiratoire. C’est une approche structurée qui utilise le souffle comme outil d’accès à l’inconscient somatique, combiné au toucher biodynamique du praticien comme vecteur d’accompagnement et de régulation. Cette combinaison constitue sa spécificité clinique : le souffle ouvre, la Marée accompagne et intègre.

 

Le BBT se situe dans le prolongement naturel de la TNR : là où la TNR travaille sur les circuits émotionnels enkystés par saturation et régression, le BBT mobilise le souffle pour accéder aux couches les plus profondes de la mémoire somatique — périnatales, embryonnaires, transgénérationnelles — et en permettre l’intégration par la Respiration Primaire.

« Le souffle ne ment pas. Il va là où la conscience n’ose pas encore aller. Le rôle du praticien est d’être suffisamment présent pour que le système n’ait pas besoin de se défendre. »

Pascal Anselin D.O.

 02. Fondements neurophysiologiques  

2.1 — Le souffle comme interface somato-psychique

Le diaphragme est innervé par le nerf phrénique (C3-C5) et par les branches du système nerveux autonome — ce qui en fait un carrefour unique entre le système nerveux somatique et le système nerveux végétatif. Une modification volontaire du rythme respiratoire agit directement sur le tonus vagal, la pression du liquide céphalorachidien, l’activité limbique et l’état de conscience. C’est ce mécanisme que le BBT met à profit de manière structurée et maîtrisée.

Référence - Neurophysiologie du souffle

Levine (1997, Waking the Tiger) : le souffle comme vecteur de décharge de l’énergie traumatique figée dans le système nerveux.

Van der Kolk (2014) : la respiration est l’une des rares voies d’accès volontaires aux structures sous-corticales du trauma.

Siegel (2012) : les états d’accordage somatique favorisent l’intégration neurale préfrontale-limbique — le BBT crée précisément cet état.

2.2 — Respiration Primaire et souffle volitif : deux niveaux articulés

La Respiration Primaire (RP), au sens biodynamique, est un phénomène autonome — le Souffle de Vie — indépendant du souffle volitif. Dans le BBT, les deux niveaux sont articulés de manière précise : le souffle volitif, guidé par le praticien, crée les conditions de modification d’état et d’accès à l’inconscient ; la Respiration Primaire, tenue par le praticien via le toucher biodynamique, accompagne, régule et intègre. Le souffle ouvre la porte. La Marée entre.

2.3 — Les matrices périnatales comme repère diagnostique

Le BBT s’appuie sur le modèle des matrices périnatales de base de Stanislav Grof — non comme cadre psychologique, mais comme carte somatique. Les quatre matrices (BPM I à IV) correspondent à des expériences physiologiques et émotionnelles de la vie intra-utérine, du travail et de la naissance, dont les empreintes persistent dans le système nerveux. Leur activation par le souffle est reconnaissable sous les mains du praticien formé.

 03. Indications cliniques  

Le BBT est une méthode de niveau avancé dans le parcours de formation. Il est recommandé d’avoir complété les deux modules de biodynamique avant d’y accéder. En pratique clinique, il s’indique dans des situations précises.

Indications spécifiques au BBT

Mémoires périnatales ou embryonnaires actives, identifiées en séance biodynamique et résistant au travail manuel seul.

Patients en accompagnement de fin de vie ou de maladies incurables : le BBT permet un travail profond de réconciliation somatique.

Patterns transgénérationnels enkystés — mémoires implicites non verbales que la TNR classique n’atteint pas suffisamment.

Accompagnement de processus d’individuation (au sens jungien) : accès aux couches profondes de l’inconscient collectif via le corps.

États dissociatifs chroniques ou fragmentation somatique persistante après un travail biodynamique rigoureux.

Après une retraite thérapeutique intensive : intégration des ouvertures et consolidation des changements initiés.

Contre-indications et précautions

→  Antécédents psychiatriques non stabilisés (psychose, épisode maniaque actif, dissociation sévère non accompagnée).

→  Grossesse (modification du CO₂ sanguin par hyperventilation).

→  Affections cardiovasculaires non contrôlées.

→  Épilepsies non traitées ou non stabilisées.

→  Antécédents de tentatives de suicide (TS) — évaluation approfondie des ressources et du cadre de sécurité requise avant tout engagement dans le protocole.

→  Absence de ressources suffisantes : le praticien évalue systématiquement les ressources disponibles avant tout travail BBT.

 04. Structure du protocole BBT  

Le BBT se conduit en individuel ou en petit groupe, toujours avec un praticien formé présent. Il ne s’improvise pas et ne se réduit pas à un guidage respiratoire. Sa structure repose sur cinq temps.

4.1 Évaluation des ressources et installation du cadre

Avant toute séance BBT, le praticien évalue les ressources disponibles du patient — capacité de présence, ancrage somatique, stabilité du système nerveux. Le cadre sécurisé est posé : mot de sécurité (protocole gigogne), positionnement, intention. La sécurité du patient est la condition non négociable du travail.

4.2 Induction respiratoire guidée

Le praticien guide une modification du rythme et de l’amplitude respiratoire, adaptée à l’état du patient et à l’objectif clinique. Il ne s’agit pas d’une hyperventilation mécanique mais d’une activation maîtrisée du souffle, calibrée en temps réel selon les signaux somatiques du patient.

4.3 Accompagnement biodynamique en temps réel

Pendant la phase respiratoire active, le praticien maintient un contact biodynamique — prise fronto-occipitale, contact sacré, ou autre prise adaptée — et écoute la Respiration Primaire. Il ajuste le guidage respiratoire selon ce qu’il perçoit : accélération, ralentissement, stillpoint, émergence d’un corps de souffrance. La Marée guide autant que le praticien.

 

4.4 Temps d’intégration

À l’issue de la phase active, un temps d’intégration est systématiquement ménagé — jamais abrégé. Le praticien reste en contact, tient le neutre, laisse la Marée consolider ce qui s’est ouvert. Ce temps est souvent le plus riche cliniquement. Les ressources sont rappelées. Les gardiens sont honorés.

 

4.5 Retour et ancrage

Un protocole de retour progressif est conduit avant toute fin de séance : ancrage somatique, contact avec les pieds, orientation dans l’espace. Le patient ne repart jamais dans un état d’activation non intégré. L’intégration post-séance est discutée, et des pratiques autonomes peuvent être proposées.

Les cinq temps du protocole BBT

Niveau 1

Évaluation des ressources et installation du cadre sécurisé.

Niveau 4

Temps d’intégration (neutre tenu, Marée en premier plan).

Niveau 2

Induction respiratoire guidée (rythme et amplitude calibrés).

Niveau 5

Retour et ancrage somatique avant la fin de séance.

Niveau 3

Accompagnement biodynamique en temps réel (contact RP + ajustement du souffle).

Quand la guérison prend un autre chemin

Le BBT ne se limite pas à l’exploration des mémoires somatiques profondes. Lorsqu’une maladie ou une souffrance ne peut être guérie au sens médical du terme, il ouvre un autre chemin — tout aussi essentiel : celui de la plénitude.

 

Jung nommait individuation ce mouvement vers la totalité de soi, indépendant de l’état de santé physique. Kübler-Ross a montré que l’acceptation véritable d’une maladie incurable — loin d’être une résignation — peut ouvrir sur une qualité de présence et de paix que beaucoup n’avaient jamais connue. Jealous, dans la tradition biodynamique, parlait du Health comme d’une force inconditionnelle, présente même dans la maladie, même à l’approche de la mort.

 

Le BBT, par le souffle et la présence de la Marée, accompagne le patient vers une réconciliation profonde avec lui-même, avec sa maladie, avec le temps qui reste — et parfois vers une joie et une présence plus intenses qu’il n’en avait connu avant. Ce n’est pas la disparition du mal. C’est une forme de guérison à part entière : la transformation du rapport à soi et à la vie.

 05. BBT et TNR — Une complémentarité clinique  

BBT et TNR ne sont pas deux méthodes parallèles. Ils forment un continuum clinique dont la TNR constitue le socle et le BBT, le niveau de profondeur supplémentaire. En pratique, les deux approches se combinent au fil du parcours thérapeutique du patient..

Effets observés en pratique clinique

TNR — Thérapie du Non-Résolu

Circuits émotionnels enkystés

Travail sur la conscience et le corps de souffrance

Régression clinique guidée verbalement

Saturation neurophysiologique (confusion)

Longue Marée comme vecteur de déstructuration

BBT — Biodynamique Breathwork Thérapie

Mémoires périnatales et transgénérationnelles

Accès aux couches préverbales et implicites

Régression somatique par le souffle

Activation et décharge par la respiration

Longue Marée comme vecteur d’intégration

 06. Prérequis pour pratiquer le BBT  

Le BBT est une méthode de niveau avancé. Sa pratique responsable requiert une formation spécifique et des prérequis cliniques solides.

Prérequis recommandés

Avoir complété les deux modules de formation en ostéopathie biodynamique (Pascal Anselin) — ou formation biodynamique équivalente validée.

Avoir une pratique clinique régulière en biodynamique, avec une perception établie de la Respiration Primaire.

Avoir soi-même expérimenté le BBT en tant que receveur — la compréhension somatique de la méthode est indispensable à son enseignement.

Avoir intégré les bases de la TNR (travail sur le non-résolu, corps de souffrance, protocoles de régression).

Interdiction de reproduction, diffusion, partage, enseignement ou adaptation sans autorisation écrite. Toute violation expose à des poursuites. © Pascal Anselin — Tous droits réservés.

Pascal Anselin — Ostéopathe D.O.

Fondateur de la TNR — Thérapie du Non-Résolu

Créateur du BBT — Biodynamique Breathwork Thérapie

Formateur en ostéopathie biodynamique, non-résolu et BBT

Document réservé à la formation professionnelle —

© Pascal Anselin

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